dimanche 12 mai 2013

Les paradis fiscaux.

Il se dit tellement de grosses choses sur les paradis fiscaux que je dois rectifier le tir dans le contexte économique post-apocalyptique de 2008.

Comme je l'ai longtemps expliqué, en long et en large (et j'ai toujours apprécié les points de vue contraires car ils confirment mes hypothèses), le gouvernement a acheté les produits toxiques des banques en 2008/2009 - et continue à le faire dans bien des pays - et comme ces produits sont plus gros que lui, il cherche à passer la facture aux contribuables. Et comme les problèmes sont plus gros que la capacité de payer des contribuables, c'est une voie sans issue.

Nous sommes là, dans le processus de passation des problèmes vers le contribuable. Et comme la classe moyenne est déjà étrangler, le viseur se tourne vers les riches. Et comme les riches sont aussi - en tout cas, très souvent - intelligents, ben leur argent ils la sortent du pays et vont la stationner là où l'impôt est nul. Les gouvernements n'aiment pas ça. Ils ne veulent pas réduire leur dépense et l'ampleur de leur présence dans l'économie, donc ils préfèrent attaquer la liberté que nous avons à sortir l,argent du pays.

Nous avons toujours eu la liberté de sortir de notre pays. Nous avons même la liberté de déménager ailleurs. À part les pays communistes, les frontières ont toujours été ouvertes. Et quand on sort du pays, on a toujours eu le droit d'amener notre argent. Récemment on a mis des contrôle sur la quantité (10 000$ et +). C'est une dangereuse entrave à la liberté. Peu importe si vous désirez sortir ou non 10 000$ du pays, le fait qu'on peut empêcher une personne de le faire est une entrave à la liberté de TOUS.  et une fois sorti du pays, nous avons toujours eu la liberté d'acheter des entreprises - publiques ou non - dans ces pays (si les lois du pays le permettent évidemment parce que c'est pas tout le monde qui est libre sur la planète). Bref, nous étions libres et c'était tout à fait normal de l'être (Milton Friedman dit plutôt que la liberté que nous connaissons est un phénomène récent dans l'histoire et que nous devons tout faire pour la conserver car les gouvernements pourraient reprendre le pouvoir de nous l'enlever si nous ne faisons pas attention.).

Mais après 2008, les gouvernements ont commencé à être oppressifs: monter les % d'imposition abusivement, subventionner des industries plutôt que d'autres, prendre des participation dans des cies aux désavantages d'autres, etc. Ainsi, les pays relativement épargnés par la crise qui avaient des % d'imposition très bas parce que les gouvernements étaient très peu présent dans l'économie par choix idéologique ou par respect pour la liberté des individus se sont retrouvé avec des tonnes de cash, fuyant les gouvernements voraces et décadents, magouillant avec les taux d'imposition comme si l'argent des citoyens leur appartenait. Ces paradis fiscaux, la plupart, pro-liberté, mérite tout notre respect, ne serait-ce que parce qu'ils ont eu l'intelligence de voir que l'"autre système" ne marchait pas, qu'il allait à la faillite à une vitesse légèrement plus lente que le communisme et que la liberté était un avantage et non pas une contrainte.

L'expression "paradis fiscal" est un terme relatif: un pays moins imposé est un paradis fiscal par rapport à un autre, plus imposé mais peut être un "enfer fiscal" par rapport à un troisième, encore moins imposé. Au Québec, le reste de l'Amérique est un paradis fiscal. Ça devrait nous sonner une cloche comme quoi nous vivons dans un enfer fiscal.

Lorsque nous achetons un titre et qu'il descend, nous concluons que nous avons fait une mauvaise transaction et cherchons à sortir de la trade avec le moins de dégât possible. On n'oblige pas le marché à prendre notre point de vue. Mais lorsque le gouvernement prend une mauvaise décision et amène la société dans un gouffre économique et financier, il accuse les personnes qui fuient le bateau, de traître.

Nous avons le devoir de protester pour toute entrave à la liberté, qu'elle nous concerne ou non. Les questions monétaires ne sont pas un prétexte à la perte de liberté. La liberté ne s'échange pas contre de l'argent. Elle est une fin en soi.

Bon trading!

2 commentaires:

Anonyme a dit...

"Au Québec, le reste de l'Amérique est un paradis fiscal"

Mouaaahhh!... J'ai des amis américains DE LA CLASSE MOYENNE qui nous considèrent chanceux. Ils paient plus de 1000$ par mois d'assurances PAR PERSONNE.

Les riches, généralement plus intelligents?!? Pas ceux de mon entourage... Vraiment n'importe quoi... Jacques Villeneuve, intelligent? Gilles Vaillancourt, intelligent??? Un prof de math au cégep, stupide, pcq il gagnent moins de 50 000$? C'est notre système de valeurs qui est malade.

François Côté a dit...

Un des mythes les plus répandus au Québec est que les américains ont un système de santé complètement privé alors qu'ils ont le plus gros système public de santé au monde. De plus, depuis qu'Obama l'a mis obligatoire, les primes ont monté de 80%! Les primes d'assurance santé aux États ont monté 3 fois plus vite que l'inflation depuis 1980. Au Québec, les dépenses en santé par québécois ont augmenté de plus de 3 fois plus que l'inflation depuis 1980. La classe moyenne ne paient pas 1000$ par mois pour des soins de santé mais paient une grosse part d'impôt qui va à la santé et le reste, ils le paient en qualité de soin inférieur, en salaire moyen inférieur et en économie moins vigoureuse.

Pour que je change d'opinion, il faudrait me démontrer que tous (ou presque tous) les systèmes publiques donnent des services supérieurs aux système complètement privés, avec très peu d'exceptions.
Pour le moment, je penche du côté des évidences: les systèmes publiques sont en faillite et les paradis fiscaux ramassent la manne.