On aura tous compris que la dernière fois où je prévoyais un bel été, c'était au niveau des températures... Toujours est il qu'il n'y a rien comme la volatilité pour reviser les fondamentaux des positions que l'on prend. Que ce soit pour l'or, l'argent, le pétrole ou l'agriculture, un niveau des inventaires historiquement bas et des déficits de production répétés sont les fondements nécessaires au bull market long et puissant. Malheureusement, ces conditions ne garantissent pas une volatilité basse, ni des années de rendement constamment positif. Mais selon Dines et Jim Rogers, ''to go long and take the pain when it comes'' est la seule manière de profiter pleinement des 10, 20 ou 100 baggers que peuvent générer ces pleines poussées, des premières années jusqu'aux dernières. C'est pourquoi, être long or, argent, énergie et agriculture est la position par défaut à prendre, et être cash, se doit d'être une position temporaire, à justifier. Dans quelques années, lorsqu'on dira qu'on a prit des profits dans le sucre à 22 cents pour revenir dedans à 19, on nous prendra peut-être pour des crétins de premier ordre, si par exemple le sucre se trade à 3.22$...
Les récents déboires de l'or et sa récente phase 4 de semaine doivent être pris dans son contexte plus large, à savoir, des inventaires très bas, un ratio XAU/Or à 0,163 (le même ratio qu'en 2000), un commercial en mode rachat et un cycle annuel bullish, des conditions qui ont amené un retour sur le capital de 157% depuis 1980. La récente contre-performance des titres d'or est de l'ordre de grandeur de celle qu'on a vécu entre septembre 2000 et novembre 2000. Le comportement des commerciaux en fin juillet était louche, finalement, après examen. J'ai vérifié dans le passé et, effectivement, ce petit pas de côté qu'ils ont fait en fin juillet est un signe payant à prendre en compte, ce que je ferai à l'avenir. Mais l'or a certainement pas fait son top ultime et la correction actuelle est une pause-santé dans son bull market commencé en 2000.
Pour le pétrole, la baisse artificielle de la demande en Chine (pour qu'on puisse voir clairement la mautadite chinoise passer en avant de la canadienne) a enlevé un peu de pression sur le déficit de production. Vu que les inventaires de pétrole sont très bas (14,5 jours ce qui est très près du 13,25 jours de février 2004, le bas des 30 dernières année, et loin du 19 jours de 1998) et que la production est sous la consommation (donc on gruge dans les inventaires encore), ce qui est contraire à la situation entre le début 2004 jusqu'à la mi-2006, où l'offre surpassait la demande et les inventaires montaient. En résumé, des inventaires très bas et DESCENDANT!
Le top sur le pétrole se fera avec des inventaires élevé (plus de 19 jours aux USA) et une offre mondiale au-delà de la demande. La demande des pays industrialisés est en baisse de 0,9% par année, un rythme de récession (ils ont fait du -1.1% en 91). La demande actuelle des non-OCDE cruise à 3.9%, un rythme très légèrement au-dessus de la moyenne, à 135$ le %$/$ de baril!!
Donc 47M de baril par jours qui baisse de 0,5M par année avec 37.5M de baril par jours qui monte de 1.5M par année. À 135$/baril, la demande mondiale monte de 1Mbbl/jour. Avec le déficit de production, no wonder pourquoi CGM Focus, Sprott et le Dynamic PowerHedge et T. Boone Pickens ont rien vendu et voit un nouveau sur le crude avant 6 mois.
Moi aussi. Les commerciaux sont trop acheteur pour que je vende. Même chose pour le Natgas.
Mais tout ça est du bonbon à côté de l'agriculture. Inventaire au niveau des années 40, une situation qui avait fait monter le blé de 1000% EN $ RÉEL (ajusté à l'inflation!) en 10 ans. D'ailleurs, ajusté à l'inflation, le blé était à son plus bas de l'histoire. 1 milliard de chinois arrivent à table et le blé à des niveaux catastrophiquement bas.
En 2000, les inventaire de silver étaient à leur plus bas et son prix, ajusté à l'inflation était aussi bas que dans les années 1960. Une situation qui a déclenché un bull market qui durera encore plusieurs année. En 2004, les inventaire de pétroles étaient à leur plus bas des 30 dernières année, et ça a déclenché le bull market actuel qui durera encore longtemps. La bouffe, c'est pire que ces 2 exemples tapés ensemble. Ce qui empêchera pas POT et AGU d'aplatir leur 30 semaines. Mais le rendement à faire dans ces classes d'actif dans les prochaines années sera explosif.
Des inventaires bas, des productions déficitaires. Way to go.
:-)