La récente baisse de l'or est une fantastique prise pour ceux qui ne comprennent pas la dynamique monétaire de l'après-2008. Ceux qui suivent ce blog (et qui ont la chance de le comprendre parce que votre dévoué bloggeur n'est pas toujours limpide dans ses propos) ont compris que depuis 2008, les force déflationnistes (bearish pour l'or et le marché) sont extrêmement fortes et naturelles tandis que les forces inflationnistes sont également très forte mais dépendent de la compréhension des central bankers sur les forces déflationnistes.
Tous les central bankers croient que le crédit n'est pas trop élevé. Mais ils se disent que tant que le crédit ne n'augmente pas, la masse monétaire n'augmente pas et donc, le système est en déflation. Et leur réponse est d'imprimer (depuis que les taux sont à 0%). Ils sont donc en mode RÉACTION en face de la déflation.
Or, la réalité (et c'est ici que vous le lisez :-) ), c'est que le crédit est TROP élevé et ne peut mathématiquement monter plus haut, ni se maintenir à ces niveaux - Pour ceux qui se demande pourquoi alors il est monté si haut, googlez "françois101 fannie mae" et vous en lirez plus sur le sujet que ce que ça vous tente de lire - en fait, le crédit ne peut que DESCENDRE et donc, le système ne peut que tomber en DÉFLATION!
Le résultat de ce fait est que ça prend de la déflation (bearish pour l'or et les marchés) pour que les banques centrales réagissent et impriment (bullish pour l'or et les marchés).
C'est ce qui se passe depuis 2008: la déflation se pointe le museau, l'or commence à baisser et l'annonce de la Fed ou de l'ECB suit.
Mais pourquoi est-ce que l'or a tant décroché récemment??? L'actif de la banque centrale européenne (ECB) a énormément baissé dernièrement, passant de 3900g à 3480g, soit 420 milliards de USD depuis le début de l'année, une baisse qui, ajouté à la baisse de l'actif de la banque centrale japonnaise (n'oublions pas que le graph est en US$) et de celle de l'Angleterre n'est pas entièrement éffacé par la hausse de 85 milliards par mois de la Fed. En bref, sur la planète, l'actif des banques centrales BAISSE! Donc un environnement nocif pour l'or qui a un prix international.
Normalement (et là je dis clairement normalement) si les central bankers comprennent quelque chose à ce qui se passe dans le monde du crédit, il devrait y avoir une annonce de QE. Toutefois, à la limite, Bernanke, celui qui parle le plus clairement de cette dynamique déflation-QE, pourrait ne pas réagir parce que sa masse monétaire à lui, elle monte. Mais en Europe, là où le red tape est très épais et où les gouvernements doivent donner le ok avant que Draghi imprime, ça pourrait se corser et ne pas venir avant un bout. Mais comme le système n'est pas fait pour vivre dans la déflation, une impression mondiale massive devrait bientôt être annoncé. Normalement.
La position technique de l'or est ok. À partir du moment où le niveau 1525 a été brisé elle s'est très rapidement retrouvé à sa target qui est à peu près au niveau actuel. Le prochain mouvement haussier devrait l'amener au moins à sa mm30 mois, soit 1600$ d'ici septembre.
Mon questionnement est actuellement, pourquoi, devant une déflation si grande,les banques centrales n'ont pas encore réagit!!! Pression sociales des "hard moneys" (dont je fais parti)? Faillite du socialisme sur la planète? Le socialisme a fait monter l'or, sa faillite pourrait la faire descendre. La faillite du socialisme ne fait pas de doute mais... déjà?
Cette déflation en Europe et en Angleterre pourrait avoir un fort mauvais vent de face pour les stocks market de ces régions là. Au Japon, le problème a violemment été adressé récemment et la banque centrale doublera son actif (et va peut-être devenir la plus grosse banque centrale du monde libre). Un marché en très forte inflation.
L'or ayant un prix international (un seul prix pour toute la planète) et les marchés boursiers ayant des prix régionales (pas une a la même évaluation, d'un pays à l'autre), le comportement de un implique pas nécessairement un futur funeste court terme pour tous. Mais définitivement pour les pays européens, le Canada et autres banques centrales qui ne fournissent pas à combler la déflation de leurs actifs et de leur masse monétaire.
On va s'en souhaiter une plus cool. Bonne semaine.
samedi 20 avril 2013
jeudi 11 avril 2013
State of the market:Bullish!
Une phase 2 c'est ennuyant. La moitié du monde n'en sont pas intéressé, l'autre moitié s'en inquiète. Une fraîche et nouvelle phase 2 suit une consolidation qui a construit un pessimisme et un désintéressement habituellement généralisé. Ce qui fait que lorsqu'il y a breakout, le monde ont décroché. Les courageux, ceux qui sont encore en relation avec le marché, remarquent que l'économie ne suit pas et craignent que ce soit un top comme les 2, 3 ou 4 autres tops qui ont construit la consolidation. Mais le marché devance l'économie d'au moins 12 mois et donc, c'est impossible la première année que l'économie soit forte. Nous, les techniciens, avons appris à reconnaitre les breakouts, surtout ceux se faisant dans le pessimisme ou l'incrédulité. Le bas de mai 2012 commence à dater et nous sommes clairement pas dans un bas donc, il n'est pas supposé y avoir un pessimisme rampant. Mais lors d'un breakout valide, il règne habituellement une opaque indifférence ou, au moins, beaucoup d'incrédulité. Personnellement, personne encore ne m'a recommandé d'acheter un titre en particulier, donc ça reste bien peinard dans les chaumières, côté spéculation.
Le marché est large, haussier et fuellé par une banque centrale très motivé. Les récentes notes prises lors de la dernière rencontre de la Fed laisse supposé qu'il n'y a pas de consensus, et qu'en fait, c'est très divisé. Certain disent que les dégâts dû aux QE ont commencés, d'autres disent qu'il n'y a aucun dégât. Mais comme Bernanke a beaucoup plus de vote que les autres, c'est son opinion qui compte et ce gars crois que les forces déflationnistes sont sous-évaluées (perso, je crois que Bernanke sous-estime les forces déflationnistes). Et comme nous vivons dans un monde où on croit bien que quelqu'un fasse de
quoi pour sortir des crises, Bernanke va toujours avoir raison et imprimer. D'ailleurs l'inflation tant redoutée se produit dans les classes d'actifs et, pour le moment, personne ne s'en plaint.
Mes indicateurs me disent que la consolidation que je redoutais sur les marchés a prit fin avec le bas atteint en début avril (quelques jours avant la typique mi-avril de la première présidentielle). À partir de ce bas, le marché pourrait monter verticalement (ou relativement proche de la verticale) jusqu'en juillet. Les récentes journées sont très typiques.
Il y a 2 conceptions chez les traders. C'est un vrai bull market causé par l'effondrement des coût énergétiques prochains, le crédit facilité par Bernanke and co., la révolution technologique du manufacturing ou autres améliorations significatives des 5 dernières années. D'autre disent que c'est un faux bull market, uniquement créé par les banques centrales. De toute façon, c'est un bull market dont peu de personnes ou institutions ont le luxe d'ignorer. À plus forte raison si c'est un faux bull market. Au moins quand c'est un vrai, une personne peut s'enrichir avec l'économie qui tardera pas à lever et à faire monter significativement les salaires. Si c'est un faux bull market, c'est simplement que les actions américaines servent de refuge à une très grosse inflation. Levez la main ceux qui croit pouvoir se passer d'un refuge.
Comme les indices sont maintenant dans des nouveaux hauts, la game change. Encore. Nous sortons du stock picking et entrons dans l'indexing ou plutôt acheter l'indice. Un peu plate comme game mais une phase 2, c'est ça.
Les pays très forts sur la planète sont, à mon humble avis, les Philippines, les USA,le Mexique, l'Indonésie, la Malaisie, la Thaïlande et, dans une classe à part, le Japon.
Le Japon, c'est maintenant le royaume du stock picking. Ce troupeau de stock aux noms imprononçables et aux symboles vide de sens a tout pour se faire aimer! Des 10-baggers en 1 an, il en a plus qu'il y a de titre à la bourse de Toronto. Ça veut pas dire que c'est facile de les trouver, mais c'est plus facile d'en trouver lorsqu'il en a, au moins. La qualité du stock-picking au Japon actuellement, c'est quelque chose qu'on ne reverra pas avant longtemps. Il faut le voir pour le croire. Familiarisez-vous avec le trading là-bas si ce n'est pas déjà fait. C'est le meilleur conseil que je peux donner.
Pour l'or, le passage par le feu n'est pas terminé, bien que mes indicateurs me disent que ça fait longtemps qu'il devrait l'être. Il y a eu des dégâts techniques chez certaines compagnies (probablement plus chez les cies qui ont eu le malheur d'avoir eu besoin de financement pendant la période creuse des derniers mois et qui ont dû vendre la ferme pour un verre d'eau). Toutefois, la compagnie qui leur a apporté ce verre d'eau a fait des affaires d'or (sans jeu de mot) et donc, de nouveau leader se lèveront lors de l'inévitable prochain rebond. Je crois que 100% de rendement lors de ce rebond n'est pas exagéré mais l'observation du ratio Dow/Or devra être suivi de près pour connaître la nature de ce qui se passe sur la planète. De toute façon, tant que l'or ne confirme pas le mouvement erratique des titres aurifères en ne perçant pas le niveau 1530$ solidement vers le bas, les chances demeurent élevés que la baisse des titres est aussi fausse que celle de 2008. Mais ce récent épisode illustre très bien que lorsqu'on a 2 bonnes idées, il faut les jouer les deux. Une diversification (entre plusieurs bonnes idées) dans un bear market comme celui que nous avons vécu entre 2000 et 2013, est cruciale. Je ne parle pas de l'idée d'acheter des mauvaises classes d'actif par amour pour la diversification mais bien de jouer toutes les bonnes idées.Donc, en résumé pour l'or. C'est l'attente. Ces ce que font les insiders des compagnies d'or récemment. Ils achètent à un niveau jamais vu et voient leur titre continuer à baisser par après. Mais ils savent que la chose à faire est d'attendre.
Bonne attente!
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