jeudi 17 août 2006

...fresh water: suite et fin.

Sans changer le cours militaire de l'histoire actuelle, les pays dépensent militairement moins que leurs moyennes historiques recpective. Selon NDR, les USA ont dépensé en moyenne 6.7% de leur GDP en armement au cours de leur histoire. Actuellement, après de très grande hausse de dépense, ils en sont à 4.06%. Ce qui veut dire que le meilleur des dépenses reste à venir. Et tout ça arrive en même temps qu'une économie archi-dépendante de la liquidité... comme les périodes de guerres précédente soit dit en passant. Actuellement, les taux d'intérêt se font plafonner par l'économie. À 5.25%, les taux sont en train de foutre une poignée de gravelle dans l'engrenage immobilier, qui se trouve à être le moteur de l'économie depuis 2002. Bernanke aimerait bien monter les taux un peu plus mais les banques commencent à avoir des petits problèmes (faillites, maisons sur les bras, hypothèques un brin agressives). Le ''FedHead'' sait que le producer price index à 4.6% va propulser le CPI dans une coupelle de mois au-delà de 3 et 4% peut-être. Et une chose qu'une banque haït c'est prêter de l'argent à un taux qui ressemble trop au taux d'inflation, surtout si les prêts délinquant se mette à augmenter... Mais c'est mieux que ce retrouver avec des building de 30 étages sur les bras.
Donc les taux vont aller vers le taux d'inflation afin de sauver le système. OR, et vous allez comprendre les majuscule bientôt, il n'y a pas de paramètre plus fort à long terme, que la différence entre les taux d'intérêt et l'inflation pour prédire le prix de l'or selon NDR. Cet écart, que l'on appelle les taux réel, est appellé à descendre. Et par le fait même, faire exploser l'or.
Il y a 3 choses qui pourraient faire que ça ne se produit pas.
1- l'économie repart en force: il n'y a pas le moindre indice d'un autre moteur économique qui parait se lever à part l'immobilier pour le moment. Le gouvernement avec ses dépense militaires croissantes, aussi grosse soient-elles malgré leur petitesse relative à l'histoire pour le moment, ne peut mouvoir le très lourd GDP de 12.49 trillions de USD. De plus, idem cerisem supsundaem, le DJIA ne confirme pas de future reprise économique, la hausse depuis le début de l'année annonçant plutôt une hausse de GDP équivalent à un ou 2 chewin gums.
2- l'inflation ne monte pas: C'est plus plausible. Perso, je ne crois pas qu'il y ait de machination machiavélique pour understater l'inflation. Si l'inflation réelle était de 9% et que la Fed annoncerait plutôt 3%, comment justifierait-elle des taux d'intérêt elevé?? Je ne crois pas que la manière que la Fed utilise pour calculer son CPI soit la plus géniale mais forcément, ces fonctionnaires y croient. Anyway. Supposons que l'inflation ne monte pas. Dans le passé lointain (plus de 6 ans), la productivité était l'Élément déflationniste. Entre 2000 et 2003, il y avait peu d'élément déflationniste, la productivité ayant cessé d'augmenter en débile. D'ailleurs si la productivité repartait en fou, le DJIA exploserait au-delà de son 12000 et galoperait vite au-dessus de 20000. Mais le DJIA fait tout sauf galoper, exploser, rugir, etc... Le DJIA a vendu sa virilité pour boire on dirait. En fait, les USA ont cessé de développé leur productivité chez eux, ils la développent en Chine. Ce qui amène le 2ème élément déflationniste (depuis 2002). Donc, depuis cet année-là, la Chine faisait baisser les coût à la même vitesse que les commodities les faisaient monter, créant un équilibre presque parfait. Or depuis 2005, la Chine a ralentit un brin, la pression déflationiste a baissé d'un cran et l'inflation, bing! a reprit le chemin du nord. À moins d'un boom terrible en Chine, l'inflation fera son chemin à la hausse. Or pas de boom en vue en Chine, les indices boursiers n'étant pas dans des nouveaux hauts. L'élément déflationnistes restant sous controle, le CPI continuera son ascension.
D'un point de vue technique, les taux 3-mois plus haut que les 10-ans ont toujours été signe de baisse de taux. Et éventuellement, de marché. Mais pas tout de suite selon moi. Le marché a un été à finir et le vert c'est la couleur de l'été. L'automne, c'est une autre histoire.
Le 3ème élément qui pourrait faire fouarrer tout ça c'est si les taux réels ne faisaient pas monter l'or cette fois-ci. Le fameux cette-fois-ci-c'est-différent. Il y a le commercial qui confirme un prochain bang haussier, le comportement des 3-mois vs les 10-ans et le niveau de cash ridiculement bas parqué dans les fonds aurifères.
L'or devrait clancher fortement et fracasser son record de 730 cet automne. J'ai pas de target comme tel mais j'aime croire qu'on va toucher 930 en mars 2007.

"State of the market: Underweighting fresh water..."

Salut les aminches! De retour à la console... Forcément parce que le marché sera pas toujours en vacance, lui.
Aujourd'hui j'ai essayé de figurer ce que demain je dirais si on était demain et voici ce que ça a donné.
Récemment, j'ai remanié mes indicateurs. À force de lire Faber, Dines et Rogers, on en apprend sur leur manière de voir. Le mautadit fatiguant à Faber est toujours de train de taponner avec la liquidité et ses prédictions (très justes) en sont fortement influencé. Rogers, moins précis à moyen terme mais le meilleur tsunami spotter, regarde la valeur. Et ne jure que par elle. Tant qu'à Dines, l'ultime fatiguant, fait des graphs de tout, tout, tout et se laisse influencé par le comportement de la classe politique plus que tout. Lui, il est dur à intégrer parce que nébuleux au max. Ce qui est le fun c'est que j'en ai saprement plus à apprendre qu'il me reste de temps.
Toujours est il que je me laisse influencé beaucoup plus par la liquidité pour prévoir les mouvement aurifère maintenant. En bref, j'ai remarqué que la direction des taux US court 3 mois vs les 10 ans avaient plus d'importance que j'avais cru. Lorsque la courbe des taux d'intérêt mesuré avec la différence entre les 3 mois et les 10 ans devenant plate, l'xau prenait 62,2%/année. Eh bien c'est ce signal qu'on vient de frapper. Je donne autant d'importance à ce signal qu'aux commercials (ceux-ci étant invariablement bullish). Faber dans sa mensuelle de juillet disait qu'il voyait l'or ben au-dessus de 730. Comme mon indicateur aurifère est dans sa zone halucinogènement bullish (+401%/année), je suis acheteur d'or depuis 2 semaines.
Le pétrole, je me suis calmé. Je suis officiellement neutre, croyant que les titres huileux feront très légèrement mieux que le marché mais pas assez pour les acheter. Le gaz naturel est bullish selon moi, le 'main driver' restant le ratio gasnat/huile dans sa zone very bull. Il surperformera massivement le marché selon moi.
Tant qu'au marché lui-même, il est dans sa zone neutre. Je suis tenté de dire qu'un rally court terme est en processus, les fonds Rydex, le putcall ratio et les Advisors étant tous dans leur zone bull mais advenant une hausse de 2 à 4%, j'ai l'impression que l'euphorie va se pointer subito-presto et scrapper la fin de l'été. Toutefois, je veux pas anticiper les indicateurs avancés et je reste peinard parce que c'est ce qu'ils me disent de faire.