jeudi 5 janvier 2012

Meilleurs voeux pour cette fantastique année qui commence!

Je vous souhaite tout le bonheur que vous méritez et un franc succès dans vos placements. Je ne suis pas trop doué pour offrir des vœux originaux mais j'imagine que quand on est heureux ben c'est proche du top.

Pour en revenir avec le franc succès dans vos placements, j'ai déjà vu des années qui s'annonçait pire. Le momentum haussier sur le DowJones depuis le début octobre frappera bientôt le supply de la zone 12400-12800 et on fera du surplace quelques temps (le reste de janvier?). Normalement, le pessimisme devrait revenir et faire bondir le marché en breakout un peu plus tard dans l'hiver. Je dis normalement, mais si le pessimisme ne revient pas, ce sont les bas fond d'octobre qu'on ira tester...11800 devrait être un bon support à ne pas percer. Les choses qui se sont dégradé au courant de décembre et début janvier sont les dépenses de consommation (des +15% que l'on a vu au courant de l'automne, nous somme tombé à -7% après Noël vs l'an passé), le Baltic Dry Index qui tombe beaucoup (peut-être à cause de la baisse de consommation), la stabilisation des taux d'intérêt 30 ans (moins bon qu'une baisse...), la baisse rapide du putcall ratio et le moral des Advisors. Ce sont des paramètres qui avaient bien drivé le marché depuis octobre mais là... ils n'aident plus le marché. D'autant plus que nous sommes maintenant dans une période du cycle présidentielle qui n'est pas forcément comique, au moins jusqu'en juillet. Par contre, récemment, les indices majeurs sont tous passé au-dessus de la 200 jours et ce qui nuit au marché (taux d'intérêt, Or et CRB) se tient en bas de leur 200 jours respectives. On appelle ça un breath élargi positif. Le marché fait bien dans ces conditions. Notons que l'or va repasser au-dessus de sa 200 jours dans quelques dollars mais ça ne devrait pas trop faire dérailler le marché.

Une chose est sûre: l'optimisme ne doit pas revenir car le marché est pas assez solide pour monter dans un optimisme élevé ou même moyen. La prochaine baisse du marché dans les prochains jours devrait faire baisse cet optimisme naissant. Nous verrons alors si ce sera suffisant ou bien s'il faudra sévir. De toute façon le mot d'ordre actuel pour les investisseurs moyens termes (6 à 18 mois) est HOLD.

Pour l'or, les conditions idéales demeurent, des conditions qui n'ont pas été payante en 2011 malgré les moyennes au bâton historique. Mais le retour vers la normale est plus une règle qu'une exception et donc force nous est d'admettre que l'avenir court terme (3 mois) est positif. Que ce soit le commercial, le comportement du métal, le moral des troupes ou l'évaluation des titres, tous pointent vers le nord et le passage au-delà de 2000$ devrait se faire en compagnie d'un HUI bien au-delà de 700. Oui le pétrole enlève des marges de profits aux aurios mais le gaz de schiste écrase les prix du gaz naturel à un point où de plus en plus d'équipement sont convertit au gaz (voir WPT-to). Les marges pourraient donc commencer à suivre le cours du gaz naturel...

Parlant d'énergie, l'industrie du gaz de schiste continue à révolutionner le monde de l'énergie et procure à notre génération d'investisseur fatigué, un véritable et jeune bull market. Cette industrie de transformation de gaz naturel en essence et autre forme d'utilisation non-conventionnelle apportera une tonne d'opportunité d'investissement. Stay always tuned to natural gas. Ce qui ne veut pas dire que le prix de la commodité augmentera forcément en passant. Parce que pour les prochaines années, il y aura toujours plus d'offre que de demande. La conversion de notre monde pro-pétrole en monde pro-gaz nat se fera à la vitesse de l'écart entre les 2 commodités. Les problèmes iraniens pourrait propulser cet industrie fortement en hausse, plus que les pétrolières.

Finalement, les softs pourraient connaitre une excellente années, une année incroyable selon Rogers. Perso, je ne voit que le coton qui soit profondément sous-évalué. Du côté des grains, le soya demeure le best bet tandis que le maïs pourrait devenir sur-évalué, advenant une hausse de 10% à court terme...

Les obligations long terme (soupirs) restent de bons placements pour le moment, au Canada et aux États au moins jusqu'à la mi-février. D'ici là, le CRB n'a qu'à ne pas exploser et on reste dans un bull market obligataire. On verra pour février à ce moment là.


Bon trading à tous!

mercredi 7 décembre 2011

En passant...

Le put/call ratio, ou plutôt sa moyenne mobile 22 jour est à 1,09 aujourd'hui. Son très long séjour (3 mois et demi) au-dessus de 1.10 est le plus LONG de son histoire. Évidemment, ça call une shot très bullish pour le moyen terme mais aussi, ça indique que le bear market commencé depuis 2000 a fait une bonne partie de la job pour ce qui est de déprimer les investisseurs.

Pour ce qui est des titres d'or, c'est la sous-évaluation extrême des titres d'or qui est l'événement de l'année et qui met un coussin sous les niveaux actuels comme garantie (si ça peut exister...) comme quoi toute baisse sera de courte durée et les niveaux actuels sont des minimums, tant que l'or est au-dessus de 1300$.

Bonne journée

mardi 6 décembre 2011

State of the market: Incompétences gouvernementales déprimantes.

Maintenant que les gouvernements mijotent dans cette boue fangeuse qu'ils ont acheté en 2008 avec toutes les obligations financières toxiques qui y étaient rattaché, nous pouvons contempler le spectacle dégradant de la manipulation démagogique de ce monstre devenu trop gros (les gouvernements) envers et, surtout, contre tous. Ils ont organisé un défaut de paiement qui n'en est pas un (la Grèce) en pensant que les CDS ne seront pas déclenché. Ils ont du même coup déclenché une vente de feu de leurs bonds que le marché considère comme maintenant, plus assurable. Évidemment. Surpris de voir les détenteurs de bonds se débarrasser de ces pacotilles, ils magouilleront pour empêcher les bonds de descendre en passant outre les droits de propriété ou la liberté des détenteurs d'obligations d'une manière ou d'une autre. Une fois compris le fait que la nature du problème (le bust de la frauduleuse bulle de crédit créé par Fannie Mae/Freddie Mac) poussera INÉVITABLEMENT tout ce beau monde avec de nobles intentions de discipline monétaire (Merkel) vers un printing sans borne, il est bon de voir avec quelle intelligence les gouvernements gèreront ces inflations exagérés. Ce site (http://www.rogershermansociety.org/yugoslavia.htm) donne une bonne aperçue de ce qui s'en vient comme cafouillage. Pour ceux qui se disent : "Oh non. Aujourd'hui ils sont un peu plus averti", je réponds NON! Trois ans après la crise de 2008 (la partie aigüe parce qu'elle est toute sauf finie), pas un, au gouvernement ne dit : "Stop! Cessons de garantir des prêt hypothécaire subprime!" Aucun membre des gouvernements ne voit que les 65 trillions d'obligations totales du gouvernement américains (et des sommes semblables dans les autres pays de l'OCDE) n'ont AUCUNE chance d'être repayé sans imprimer carrément ce montant.
Trois ans! Et 3 ans après octobre 2008, ils parlent... de tenter d'équilibrer le budget! Tellement ridicule. Tellement.
Lorsque l'inflation paraitra hors de contrôle, c'est clair que leur cafouillage ressemblera à ce qui s'est fait en Yougoslavie ou au Zimbabwe. Non, les tartes qui gouvernent les pays développés ne nous gouverneront pas mieux que ceux de la Hongrie de l'après-guerre, la Yougoslavie ou du Zimbabwe.
Ce qui m'amène à réfléchir tout haut sur ce qui se passe dans le monde du crédit et son effet sur la déflation/inflation.
Le fait que l'Euro et le USD ont eu la même performance depuis 1 an alors que les problèmes européens nous amènent à penser que l'Euro aurait pu baisser nous font penser que les problèmes américains sont aussi gros, quoique non publicisé. Je dis ça comme ça mais une autre manière de voir l'affaire est que l'inflation européenne créé par l'achat de mauvais bonds à fort prix par la ECB est l'équivalent du QE2/Twist de Bernanke et donc, les 2 entités ont inflationné leur masse monétaire également. Il est en effet étrange qu'avec tous les problèmes horribles de la dernière année, le Dow Jones soit en... hausse de 6% (dividende non-inclus). J'ai un peu de difficulté à croire les titres américains aient telllllllement bien fait que ça éclipse les problèmes des gouvernements. Je crois en fait que les gouvernements dévaluent leurs devises d'une manière très harmonieuse afin de limiter la volatilité entre elles. Vous croyiez qu'ils se rencontrent pour discuter de votre bien? Nan... ils harmonisent le printing. C'est pour ça que le marché monte. Et comme au Zimbabwe, plus ça allait mal, plus le marché montait, c'est pas forcément comique ce qui se passe. Le cycle est le suivant: ça va mal, ils impriment, ça dévalue la devise, le marché se place plus haut pour refléter la dévaluation. Au Mexique, au début des années 80, plus les investisseurs étrangers vendaient, plus le marché montait. Les investisseurs vendaient et sortaient du pays, ça faisait baisser le peso, et le marché se plaçait plus haut pour refléter la dévaluation. En bref, lorsque les problèmes s'emballent, le marché monte, à cause des problèmes. Et, être investit devient partie du KIT DE SURVIE (financière).

Actuellement, mes indicateurs sur le marchés sont au beau fixe. Embellie économique ou printing imminent? Ça le dit pas. Pour le moment, je pense à embellie économique. La croissance de la Chine (toujours positive malgré les gros mots des économistes), la reprise de la consommation américaine, la dramatique chute des taux d'intérêt et le pétrole fort pointent vers cette option. Si l'Europe sort de son déni (et faire une croix sur cette volonté d'union fiscale (trop long, trop peu, trop tard)) et se mets à imprimer (d'une manière ou d'une autre, le marché s'en fout à court terme), les marchés chargeront agressivement à la hausse. Mais c'est un si. Pour le moment, l'économie et ce qu'il y a comme liquidité dans le système feront lever les marchés.

L'or est aussi au beau fixe. La tendance du métal reste solidement à la hausse et les titres monteront rapidement pour refléter la hausse fulgurante des profits/ressources. Toutefois, le crédit qui se resserre pour le risque fait que les petites capitalisations pourraient souffrir. Je crois qu'il faut choisir les titres forts au lieu des sous-évalués. Anyway, ils le sont tout.

Les titres énergétiques sont tous beau, gaz naturel over pétrole. Le gaz de schiste est une immense révolution énergétique et un bull market de première qualité.

Le temps des obligations achève. Il reste quelques semaines et après l'hiver commence et avec lui, des taux plus haut. Brrrr. Je me demande franchement comment le marché va gérer cette tuile. On verra son comportement en janvier ou février. Ça devrait commencer à faire ses premiers effets à ce moment-là.

Bonne semaine et bon trading

dimanche 30 octobre 2011

State of the market: le sirop pour le rhume.

Tôt ou tard, quelqu'un qui aime franchement le sirop pour la toux n'est jamais parfaitement heureux, surtout s'il n'est pas assez grand pour atteindre l'armoire de la pharmacie. Il aura appris à la dure que les feintes de toux (au lieu des véritables quintes), les imitations de comportement fiévreux et simulacres d'éternuement ne font que l'amener bien à l'heure derrière son pupitre au lieu de se délecter de ce nectar de simili-cerise très sérieusement sucré qu'est le sirop pour la toux - mettons que ça existe un jeune de même, ok? Bon. Donc, ce hypothétique jeune devra donc subir les véritables affres de la fièvre et tousser comme un forcené pour qu'enfin, un 5 ml bien tassé du sus-décrit liquide lui soit offert, avec un verre d'eau. Pas exactement un moment agréable pour déguster sa dose très mérité. Si j'étais vulgaire, je dirais même qu'il se fait chier solide. Mais comme je ne suis pas vulgaire, je m'en irais pas là-dedans. C'est simplement que le meilleur moment pour en avoir est aussi le pire.

Les indicateurs très fiables qui signalent efficacement les hausses importantes de l'or - ceux qui, mettons, donnent des lectures très élevé avant les hausses les plus importantes sur un scope de 6 mois - signalent aussi, par le fait même, que les forces d'injections de liquidité sont sur le point de se déchainer. Par exemple, si M. Bernanke se dit un jour "Wow, je crois que je ne pourrais pas tenir un jour de plus! Je dois imprimer!", eh bien, la veille, les indicateurs les plus efficaces sur l'or devraient avoir donné leur lecture les plus importantes. Théoriquement en tout cas.

Dans les dernières années, lorsque le crédit avait de l'espace pour respirer - lire les taux étaient pas à 0% - les banques centrales et tout le monde du crédit étaient très efficaces et les réponses aux besoins monétaires se faisaient presque en temps réel. Les interventions étaient conventionnelles et les politiciens s'occupaient de politiques. C'était le bon temps. Aujourd'hui, thanks to Fannie & Freddie, nous ne vivons plus dans un continuum financier où l'environnement est fluide mais bel et bien dans un monde très quantique, non-continu où la faillite cohabite avec la remise de dette et les stimuli quantitatifs. Nous vivons dans un monde où la politique donnera le ton et le rythme et les prochains chapitres de l'after shock de 2008 se déroulerons dans les capitales des pays de l'OCDE et non plus dans les capitales financières. Exit New York, welcome Washington. Aucune idée pourquoi les gars vont faire du camping à New York. C'est à Washington que ce joue l'avenir à court terme de l'économie.

On sait très bien vers quoi les politiciens vont être poussé à faire. Mais c'est plus compliqué d'évaluer facilement combien de temps ça va leur prendre pour le comprendre. Nous vivons dans une atroce déflation causée par un extrêmement grosse bulle de crédit qui a éclaté en 2008 et qui menace de faire disparaitre la presque totalité de m3 (bearish pour l'or). Les banques centrales ont compris qu'il fallait réinflationner le système d,autant de $ que cette déflation (bullish pour l'or). Mais comme la game se joue actuellement dans le monde politique, c'est moins smooth... Dix-sept politiciens suivant chacun 3 agendas, c'est plus laborieux comme processus. Et comme c'était CLAIR qu'il fallait réinflationner le système en août dernier - la déflation commençait à être monstrueusement évidente en Europe - l'hésitation et tout le niaisage politique ont fait que cette déflation a eu en masse le temps de faire des dégâts dans l'or.

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Je prend quelques secondes pour souligner le fait que mon opinion sur le bien-fondé d'imprimer ou non est loin d'être solidement ancré. Vous aurez compris que c'est pas parce que j'ai de l'or, que je crois que c'est bien d'imprimer. Je ne fais que miser sur le fait que tôt ou tard, ils devront administrer ce remède qu'est l'imprimante à billet. Mais je pense qu'il est mieux d'imprimer que de ne pas imprimer. Je dis : je pense. On en reparlera.

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Toujours est-il qu'on a décidé de réinflationner le système en Europe et donc, les marchés devraient bien faire. L'or aussi évidemment. Elle est le premier récipiendaire de ces nouveaux dollars et donc, le fabuleux marché haussier de cet été n'a été retardé que de quelques semaines.

Les marchés américains, canadiens, japonnais et chinois devraient très bien faire. La chose à surveiller pour dérailler le plan c'est une trop grosse hausse des commodities. Idéalement, il faudraient qu'elles trainent de la patte... C'est un marché de stock picking partout sauf pour ce qui est des titres d'or selon moi. Le HUI sera très difficile à battre.

Si j'étais un bon écrivain, je finirais avec une petite phrase pour faire un lien avec le petit bonhomme enrhumé du début de mon post. Mais je ne suis rien de tout ça. Je finirais simplement en vous disant que le move de la banque du Japon de ce soir, est un move pour créer de l'inflation dans environnement qui s'en venait déflationiste. Un move smooth, prévisible... le bon vieux temps en japonnais. De ce côté-ci, faudra s'habituer avec la disfonction politique.

Bonne semaine!


mercredi 17 août 2011

lundi 8 août 2011

State of the market: Politics 2

Il y a des semaines plus longue que d'autre. et des fins de semaines plus longue que des semaines...

Maintenant que les républicains ont plié (inflationniste à moyen/long terme) et que le S&P downgrade le triple A américain, on se retrouve dans un environnement où la Fed prend le contrôle de l'échiquier. Elle seule, se fout des déficit et de la qualité de la dette.

L'or monte à cause de l'omniprésence des banques centrales dans les solutions budgétaires des gouvernements. Elle renifle l'impression massive de devise, tant en Europe qu'aux États. Un QE planétaire est en branle. Les titres d'or ne suivent pas à cause du trop haut niveau du VIX, symptôme d'un environnement financier où les gens disent "Vends tout" et ce, sans discrimination. Bref, les titres d'or sont hold pour le moment, en attendant que le VIX se calme.

Les bonds US montent parce que la déflation est le danger actuel (prochains trois mois) et conserveront probablement cette tendance malgré le downgrade. Par contre, un Bernanke trop actif pourrait brouiller les cartes cette semaine.

Le marché US en mange une sale: la déflation et le récent optimiste coute cher au SP500 malgré un encourageant PE de 12 et des taux en chute libre. Par contre, la prochaine stabilisation (3-4 jours de côté) sera un bas intermédiaire important. À suirrrrre...

Le CCI (continous CRB) est la grosse wildcard, thermomètre de l'inflation future. Très basse demande économique mais libellé en devise faible. Représente efficacement le combat déflation-inflation mieux que l'or. Dès le premier breakout significatif, il jettera une pelleté de manure dans le ventilateur et changera la donne d'un paquet d'affaire (Bonds, SP500, O&G, real return). Ça aussi c'est à suirrrre...

À part ça, tout est stable.

;-)

mardi 19 juillet 2011

State of the market: Politics

Si vous pensez que 2008 est une année qui vous a couté cher, attendez que les politiciens s'en mêlent.

En ce moment, le vrai débat en ce qui a trait à ce qui se passe à Washington est: "Est-ce juste de la politique ou non?". La question revient à ce demander si les républicains sont sérieux dans leur démarche ou non? S'ils sont pas sérieux, un accord devrait passer peu avant le 2 août, un genre de compromis que le marché pourrait aimer. Le marché aime le free money... Et les déficits américains en sont un genre. S'ils sont sérieux - et c'est pas le dernier échange entre Ron Paul et Bernanke qui tend à prouver le contraire - là, ça devient complexe. Le défaut de paiement est pas à considérer sérieusement selon moi. Si le Trésor venait à faire défaut sur un paiement, les USA pourrait conserver leur triple-A car ce défaut serait un défaut technique. Mais mon expérience en défaut de paiement américain est petite, so je m'étendrai pas là-dessus longuement ni miserai trop pesant sur ça. Toutefois, dans la gang qui surveille ça de près, il y a notre Bernanke - le meilleur ami des goldbugs - et il est nerveux. Il confirme qu'il a la télécommande de l'imprimante dans les mains (oui, ils se sont fait faire une télécommande. Ils étaient écoeuré d'être à boutte de se lever à tous les fois pour imprimer. ), bref, il est fin prêt et c'est pas les discutions au Congrès qui le rassure. Il sait que les républicains sont très déflationnistes dans leur démarche (toujours s'ils sont sérieux, ce que je crois) et il s'apprête à compenser cette déflation par une tonne de billet vert. Bref, s'il n'a pas d'entente ou si les républicains réussissent à ne pas faire augmenter le plafond de la dette par un budget équilibré, le marché obligataire pourrait aimer cette discipline et les taux baisser vivement, faisant monter le marché boursier.

À ce que je peux voir actuellement, le marché est pris entre deux camps. Il ne peut monter beaucoup prochainement et ne peut descendre beaucoup non plus. Il demeure prisonnier du niveau des taux. Ils doivent baisser sinon...

Pour l'or, l'Europe garde la demande très forte. Les banques centrales européennes s'empiffrent de cette devise qui ne porte pas intérêt mais tant à corréler positivement avec l'inflation et se débarrassent des devises qui versent un intérêt sous l'inflation et garantissent ainsi un appauvrissement certain. Une trade simple pour eux. On pourrait avoir un bel été jusqu'en fin septembre, début octobre.

Les grains et les softs consolident et j'ai l'impression forte que les grains vont jumper prochainement (blé et soya surtout). L'agro pourrait donc très bien faire.

Le Japon est très bien mais le comportement du SP500 pourrait faire dérailler. Faut vraiment que les taux US baissent...

Dans un marché si hésitant, s'en déboucher une 'tite frette peut être vue comme une alternative intéressante, au moins pendant les délibérations américaines et européennes.

Bonne été!