mercredi 18 novembre 2009

Réflexions à voix haute

Maintenant que l'or est en phase 2 de tout, beaucoup de ''believers'' en sont sorti. Le piège classique. Une phase 2 est profitable si on la joue ''long'', pas si on la trade ''in & out''. On n'est plus en trading range mais en trend. Il faut maintenant être long et accepter de vivre le risque de se faire ramasser dans une consolidation. Bon c'est sûr que quand c'est évident qu'il s'en vient une consolidation (par exemple quand les indices s'accumulent ou les formations bearish sont partout), on peut se tasser quelques temps mais il faut comprendre que la position par défaut c'est LONG. Surtout si on a joué l'or depuis 2000!

Autre piège à éviter: Sauter son différenciel. Je m'explique. Lors d'une course de drag, lorsque 2 compétiteurs se présentent et que l'un des 2 est évidemment plus fort que l'autre, le plus fort a souvent tendance à vouloir ''manger l'autre tout rond''. Il a souvent tendance à ''redlighter'' ou, pire, à sauter son différenciel en y mettant tout le power possible. En bourse, ça se traduit par l'habitude d'y aller trop sur marge, trop sur levier (options) ou trop agressivement (en choisissant une petite minière à 2 cents qui deviendra le prochain Barrick par exemple) et ce, dès le début du bull market. À la première consolidation digne de ce nom (et elles ont tendance à arriver peu après le breakout), le portefeuille s'écrase majestueusement et il ne reste que des miettes pour jouer le reste du bull market. Ou bien la volatilité extrême de la première consolidation fait qu'on devient dégoutté du secteur et on va ailleurs (dans une phase 3 ou 4 ou 1...).

Faire de l'argent, c'est normal. Quand la phase 2 commence, l'argent commence à entrer régulièrement. Rien d'anormal là-dedans. C'est le ''name of the game'' d'ailleurs.

Ceci étant dit, rien n'empêche l'or d'aller valser sous sa 30 jours. Par contre, je suis pas mal sûr que ça vaut pas trop la peine de vendre si vous êtes dans l'or depuis 6 mois ou plus. Tant que les titres d'or se comporte bien vs l'or, rien de bien significatif va se passer à la baisse. Par contre, les achats des commercials des dernières semaines sont étrangement bullish. Qui achètent de l'or à ce prix et qui considère 1100$ comme un deal, commercialement parlant? Barrick? Anglo? Une banque centrale? Weird...

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Obama, avec son 9 trillions de $ de bonnes idées sur 4 ans, a le choix de 2 options: financer son déficit en dumpant des T-Bonds sur le marché ou les vendre à la Fed. S'il dumpe ses T-Bonds sur le marché, les taux d'intérêts à verser pousseront les dépenses en intérêt sur la dette totale à près de 50% des dépenses totales du gouvernement, situation qui ne peut que se financer en imprimant massivement. (Voir Zimbabwe sur wikipedia.org pour le reste de l'histoire ou l'Allemagne de 1921-23.) Par contre, s'il refuse de faire ça et vend ses T-Bonds à la Fed, la Federal Reserve imprimera la majeure partie du déficit pendant les 4 prochaines années et on peut deviner le reste en lisant les articles sur le Zimbabwe, la Hongrie de 1946 ou l'Allemagne de 1921-23. De toute façon, c'est une bonne chose de connaitre la mécanique de comment on fabrique une hyper-inflation.
Une hyper-inflation est un phénomène qui n'existe que dans un environnement déflationniste. Dans un environnement inflationniste où les prix augmentent, les corporations augmentent l'offre pour profiter des prix élevés, la demande pour l'argent qui cherche à se placer fait monter les taux d'intérêt et la demande pour les produits se calme et l'équilibre se rétablit. L'inflation amène donc une désinflation. Par contre, lorsqu'il y a déflation dans un environnement de dette élevé, les gouvernements impriment pour contrer cette déflation. L'argent ne se jette pas dans l'économie d'une manière égale: elle cherche à se réfugier dans des outils qui performent bien dans de la déflation: cash, t-bond, t-bill, métaux précieux, mais aussi dans des moyens de productions industrielles. Le peu d'argent qui arrive dans les poches des consommateurs va payer des dettes. Donc, les injections d'argent augmentent ainsi la déflation (augmentation des moyens de productions plus grande que la demande de consommation). Les entreprises cherchent à s'équipper pour être plus productives (déflationnistes) et à payer leur dette (déflationniste). Les consommateurs payent aussi leur dette (déflationniste) mais n'augmente certainement pas leur dépenses à des niveaux pré-bust (déflationniste). Donc l'argent en circulation augmente (inflation financière) mais l'économie ne génère que de la déflation. Jusqu'au jour où l'argent fraîchement imprimé se réfugie dans des investissements de type ''hard asset'' et à ce moment-là, il y a inflation. En Allemagne, lorsque les gens convertissaient leur devise en bottines au sortir des usines, c'était plus pour se débarasser des mark qui perdaient la moitié de leur valeur tous les 40 heures. Ils n'avaient pas un urgent besoin de marcher... Tout devenait ''outil financier''. C'est ça, l'hyperinflation.

Nous sommes en déflation actuellement. Et nous avons les bozos au pouvoir qui font tout ce qu'il faut pour créer de l'hyper-inflation. Des quelques 100 pays en difficulté déflationniste sur la planète, il y en aura des douzaines qui vivront de l'hyper-inflation. Et certain seront des pays riches et puissants. C'est pourquoi l'or peut aller n'importe où vers le haut.

À +

vendredi 23 octobre 2009

SOTM express: Grrrain (suite et fin)

J'ai clos un peu vite mon post précédent et j'aimerais dire 2 ou 3 choses à propos du marché actuel.
Bien qu'il semble monter comme par magie, sur un nuage vaporeux, sans volume et fragilement, mes indicateurs refusent d'embarquer dans le bateau depuis le 1er septembre. Et comme c'est la première phase 4 d'heure suivant un signal sell qui est le début du trouble théorique ben, c'est depuis la mi-septembre que le marché a cessé d'être compréhensible selon les 26 paramètres suivis. Il y a quelque chose d'autre qui pousse le marché et je crois que c'est l'excès de liquidité créée par la Fed. Ça expliquerait le BO de l'or au-dessus de 1000...
Donc j'observe mais je me retiens pour des achats de titres qui pourraient souffrir de trop de liquidité (fragile à l'inflation) et je me garroche vers les titres qui sont inflation friendly (ressources naturel). Malgré tout, je m'attend à une baisse lente d'environ 7%. Rien de violent. Si je change de vision, je vais le mettre à la suite de ce post.
Sur ce, bon trading!

:-)

jeudi 22 octobre 2009

State of the market: Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrain!

Hier soir, après avoir lu que Wilfred Boutilier avait perdu à la finale Injected F/C le 2 décembre 1972, le dernier soir de l'existence de l'éternelle Lion's Drag Strip, je me suis dit qu'il était temps que, un, je fasse un post et, deux 1985 est vraiment une année incroyable: la sortie du film The Goonies (bon j'avoue que...) et la sortie de la publicité radio de Larry Huffman qui a gagné le prix de la meilleure pub de sa région cette année-là, dans sa catégorie, etc... (là par contre, chu pas mal sûr...).
Anyway, ça règle pas le problème du post. Pourquoi le problème, parce que le marché est pas intéressant pour le moment à part (et là je peux me tromper) le gaz naturel et la bouffe. Mais la bouffe est tellement intéressante que ça vaut un post. Easy.

Récemment mes indicateurs sur les grains ont donné un signal d'achat de très haute qualité comme en 2006. Suite à la nouvelle comme quoi les USA avaient vendu le dernier grain de blé de leur (jadis) colossal inventaire, Rebecca Bratter (directrice des politique pour l'Association du Blé) a dit récemment dans une entrevue que les autorités s'apprêtaient à rétablir les inventaires de grains à des niveaux moins dangereux dès que l'équilibre entre l'offre et la demande reviendra. La grosse affaire c'est qu'en 2009, la récolte a été record et on a dû, mondialement, piger dans des inventaires (!). Les jours de l'équilibre entre l'offre et la demande pourrait être loin... Mais une chose est sûre, c'est que la répletion (pas sûr) des inventaires va accroitre la demande. D'où les plays d'engrais.
Actuellement, les grains sont devenu momentum et les maïs, soya et avoine sont encore en BUY. Des inventaires à zéro et des années déficitaires au niveau de l'offre et de la demande peuvent rappeller la condition du silver en 2003... C'est ça une décennie de commodities.

Pour le gaz naturel, tant et aussi longtemps que le commercial va être en mode achat (peu importe ce que les stats d'inventaire hebdomadaire disent...) et que le gaz naturel est aussi sous-évalué par rapport au pétrole, les stocks sont en BUY! C'est peut-être même un play agricole d'ailleurs: si le maïs monte beaucoup, on pourrait l'utiliser moins pour faire du gaz avec et squeezer l'équation énergétique - sans compter sur le fait que pour faire certains engrais, le gaz naturel est essentiel en grande quantité. D'où demande....

Sur ce,..... be there!!!!!!!!!!!!!!

:-)

PS: J'oubliais, pour l'or, c'est ok. Pas de vente tant que les stocks performent pas mal par rapport à l'or et pas de buy tant que le commercial rachète pas un peu de ses positions. On est entre 2 chaises...

mercredi 9 septembre 2009

Du sucre et des taux...

Bon. Asteur que le sucre a fait son chemin et qu'il s'apprête à prendre un break, les grains vont prendre le flambeau. C'est tout le compartiment alimentaire qui est en train de se positionner plus haut, une classe d'actif ''economy proof''.
L'or continue son mois de septembre avec les titres qui surperforme le métal, un signe historiquement bullish.
Le marché commence à craquer de partout (la récente hausse des taux est mauvais signe pour le marché.). La séquence septembre/octobre s'annonce rouge.

:-)

mercredi 12 août 2009

SOTM Express: Du sucre dans le gaz??

La hausse récente du sucre est une excellente nouvelle pour le coton et le café. À moyen terme, c'est aussi un excellent proxy pour les grains. Par contre, en montant, le sucre va causer sa propre correction. Faut rester réveillé.
Mais cette hausse du sucre, des softs, des grains puis des commodities est le clou que le cercueil du marché avait pas besoin.

À suirrrrre...

:-)

vendredi 7 août 2009

State of the market: Summer rally vieillisant.

C'est un peu après avoir lu un article expliquant pourquoi les têtes des 331/354 Chrysler Hemi sont utilisés sur les 392 que j'ai décidé que c'était temps que je fasse un post. C'est l'aspect de la respiration entravée des tête de 392 qui m'a fait penser au blocage des flux monétaires que les stocks markets des pays développés subissent depuis novembre 2008.

Une raison comme un autre, finalement.

Bien qu'il pourrait y avoir de quoi se réjouir pour les prochains mois à venir pour les places financières, il y a tout de même de quoi qui cloche (ou qui ''clutche'' comme dirait une de mes cousines) et qui fera probablement fouarrer le tout. À la mi-juin, les indicateurs avancés du marché ont annoncé que les indices iraient toucher à la mm30 semaines dans les semaines qui allait suivre. Le 10 juillet, paf! les commerciaux r'virent leur chapeau de bord, les advisors et même les spéculateurs d'option font de même et l'indicateur annonce un rally. Sauf que dès les premiers jours, le marché suffoque, manque d'air et déjà une odeur d'exhaust emplit l'air ambiant et on voit poindre pour les prochaines semaines une série de problèmes sérieux pour les USA: un optimiste trop rapide et des commodities qui lèvent trop vite pour le marché. Le marché actuel n'a VRAIMENT pas besoin d'un signe d'inflation. Ce qui a supporté le plus le marché depuis le bas de novembre/mars c'est le faible coût des matières premières qui ont permis aux entreprises (manufacturières entre autres) de faire face à une baisse des prix aux détails. La disparition inévitable de cet avantage laissera le marché avec une réalité cruelle: les coûts de productions augmentent et la consommation reste à plat. D'ici la mi-septembre, les matières premières se vendront seulement 10% moins chères que l'an dernier. La ligne fatale. Le moment pour cette stabilisation des matières premières est aussi mal choisit: la 9ème année d'une décennie qui est aussi une 1ère année présidentielle a une séquences septembre-octobre plus fatiguante que la moyenne des séquences septembre-octobre. En résumé, le marché va commencer à prendre une autre pause vers la mi-août, une pause plus fortement baissière que celle entre juin et le 10 juillet. La target du down leg, je sais pas.

Les titres de pétroles pourraient mal faire pendant cette séquence. Le commercial a l'air de trouvé que 70$ le baril c'est très bien payé. Le nitrométhane qui se vend actuellement 1800$ le baril pourrait donc redescendre sous la barre des 1000$. On se croise tous les doigts parce qu'au fond, on est tous un peu short là-dessus, finalement.

Le gaz naturel a rarement été aussi sous-évalué dans son histoire récente (post 1980). Quelqu'un qui se dit ''value investor'' devrait être long GazNat et short pétrole. Perso, je préfère être long cie de gaz naturel. Les cies de gaznat corrèle presque pas avec le marché à moyen terme.

L'or et ses cies reste ok pour le moment. Par contre, si vendredi prochain, l'or est entre 963 et 945 encore, je vais être fortement tenté de croire que l'or est suffisamment pas assez volatile pour attirer les spéculateurs et je me remets en mode buy. Actuellement, je suis 'hold' et fier de l'être.

Pour ce qui est des softs, le sucre est entré dans sa zone où l'air est ''thin''. Il y a panique dans le marché du sucre, les moves récent de l'Inde et du Vénézuela ont changés les donnes, big time. On sait pas trop où ça va se rendre mais j'ai le doigt sur le piton sell dès qu'un reversal semble se mettre en place. Possible que le sucre traine le café à la hausse et le coton. Ce dernier est la commoditie soft qui a le plus de potentiel actuellement.

Les grains laggent un peu mais le maïs est en super buy, le soya et le blé sont très près de l'être. Encore quelques jours de lag de la part des 2 derniers et on se retrouve avec le plus beau signal d'achat des grain depuis un boutte. Toutefois, mes indicateurs de commodities ont un ''lousse'': les buy manquent de timing. La patience (un peu) est de mise.

Avec un prochain sell sur le pétrole, le CAD pourra prendre une pause. À ce moment là, les reel returns feront un autre jump. D'ici là, ils sont ok en simonac.

Bonne fin de semaine à tous!!!

Francois

mardi 7 juillet 2009

State of the market: Partie II

Question de remettre les pendules à l'heure, je dois rappeller un fait: les actions sont et demeureront la classe d'actif la plus performante à long terme. Ni l'immobilier, ni les bonds, ni les commodities ne réussisent à surclasser les actions à long terme. En partant, un portefeuille d'action a sa raison d'être chez quelqu'un qui vise une croissance. L'histoire le dit avec une telle éloquence qu'on peut difficilement débattre le point de vue opposé.
Le problème avec les actions se situe dans le court et moyen terme (0 à 5 ou 7 ans). Un bon gestionnaire de portefeuille se doit d'être long action toujours SAUF si les indices de faiblesse s'accumule trop pour être ignorés. Autrement dit, un bon gestionnaire est out du marché que temporairement (des éclipses pouvant durer jusqu'à 5 ans) et long par défaut.

La situation actuelle se situe donc dans le temporaire.

L'histoire nous dit que lorsqu'il y a deux paliers de débiteurs (le consommateur et le gouvernement, par exemple) qui sont près de leur maximum d'endettement possible, que le commercial sur le SP500 est aussi short et que les taux d'intérêt ont fait une longue avancé dans le mauvais sens sur 3 mois, le SP500 a l'habitude de ne rien faire de bon.

On peut ou bien ne rien faire et se dire qu'à long terme les actions c'est mieux que tout le reste... ou bien se tasser temporairement. L'histoire nous dit que si on se fie à son enseignement, la gestion active surperforme la paresse.

D'où ce blog.

Le processus de dégradation se poursuit: les marchés sont en pause ou en descente. Le SP500 se dirige vers sa mm30 semaines. Tant que les fondamentaux restent aussi laid avec un moral des troupes qui n'est pas du pessimisme fangeux (hish), le marché restera dans un environnement où les rendements ont trop souvent été négatifs pour se pitcher dans les stocks maintenant.

Pour les titres d'or, la croyance populaire qui dit que les titres d'or sont de mauvais placements n'est pas supporté par les données historiques. Tout comme les autres genres de classes d'actifs, ils ont leur moment de deuil. Par contre, depuis 2000, ils sont dans un environnement où les données historiques annoncent des rendement au-dessus de la moyenne. Et comme de fait, les titres d'or sont la classe d'actif la plus forte depuis 9 ans. Comme quoi, ça paye d'étudier un brin. Actuellement, la très basse volatilité de l'or (ça fait une éternité qu'elle niaise entre 913 et 945) fait en sorte qu'elle se débarasse des spéculateurs. Aussi incroyable que ça puisse paraitre, ce genre de non-volatilité précède très souvent de grande hausse selon les données de 40 dernières années. Lorsque la superbe séquence (début juillet - début octobre) commence, un tel calme sur l'or nous permet de conclure que maintenant, c'est le genre d'environnement où il fait bon être actionnaire de cies d'or. Évidemment, le fait que les titres d'or soit si sous-évalué efface le fait que le commercial soit si short. Historiquement, le commercial a eu tort lorsque le ratio XAU/Or était si bas. On s'astinera pas avec l'histoire...

Pour l'agriculture (une classe d'acif comme une autre, que cela plaise ou non), l'environnement négatif que fut la combinaison du crédit facile et de l'acrage de terre agricole ridiculement pas cher est terminé. Encore là, le gros bon sens de la finance (inventaire bas, production sous la demande) nous dicte d'être long agriculture, particulièrement les softs et le maïs. D'après sa sous-évalation actuelle, l'agriculture va faire partie des classes d'actifs les plus performantes des 10 prochaines années, probablement plus performante que l'or en 2000. L'agriculture est LA nouvelle super-classe d'actif. À ne pas oublier, surtout dans un portefeuille qui se veut diversifié.

Finalement, l'énergie se divise en 2: le pétrole et le reste. Le pétrole est trop shorté par le commercial pour que les titres de pétroles fasse partie des winners des prochaines semaines. De plus, leur habitude à suivre le sp500 (contrairement au titres de gaz naturel) nous renvoie 3 paragraphe plus haut et donc, 8% plus bas minimum. Les titres d'uranium et ceux de gaz naturels sont de meilleurs plays selon les données historiques.

Sur ce, bonne vacance!

François Côté