mercredi 29 septembre 2010

You're entering into the Zone.

La ''New Normal'', l'after-shock ou la période post-Fannie, appelez-la comme vous voulez, les mois et années directement devant nous feront la différence entre ceux qui ont compris quelque chose à 2008 et ceux qui n'ont pas compris. La période facile où ceux qui n'ont rien compris faisaient de l'argent comme s'ils y avaient compris de quoi est finie. La différence fondamentale entre cette crise et les autres se fera sentir lourdement et les rendements divergeront pendant plusieurs années.

Pour reprendre une expression surannée, le bar à salade est fermé.

Il faut comprendre que le rôle de Fannie et Freddie est central dans cette crise mondiale et que le monde du crédit est revenu à la période pré-1994 et que JAMAIS le crédit ne reviendra à son niveau de 1995-2007 avec TOUS LES CONSÉQUENCES QUE ÇA IMPLIQUE. La conclusion que le comité d'analyse sur le rôle de Fannie et Freddie a tiré est toxique et cancérigène et elle mènera les pays de l'OCDE vers une autre crise d'hyperinflation, la pire cochonnerie que l'on peut imaginer où tout ce qui étsit blanc devient noir et ce qui était noir devient blanc.

J'ai trop lu de textes inconsistants venant d'économistes et analystes divers et tout de même compétents pour croire que la plupart réussiront à s'en sortir. Une trop petite minorité réussit à avoir une pensée homogène durant le processus de réflexion pour me convaincre que cette crise ne sera pas plus difficile que les autres.

La reprise est anormalement faible, la Fed trouve que le ''outlook'' est extraordinairement incertain, jamais tant d'injection d'argent n'a produit aussi peu de croissance, les gouvernements de certains pays sont en train de faire faillite malgré des coupures draconiennes...et cette liste de choses bizarres s'allongera longtemps. Ce sont des signes que cette crise est mal comprise et mal gérée et ce, par tellllllement de monde!

À partir de maintenant, faites très attention. Ça ne veut pas dire d'"être cash". Ça ne veut peut-être pas dire "de SURTOUT pas être cash". Ça veut simplement dire d'être très minutieux et consistant avec la source de cette crise.

C'est une game qui se joue réveillé. Bon trading

François

PS.: Ce post est une observation sur ce qui s'en vient à long terme (1 à 10 ans). Rien pour la semaine prochaine ou ce qui se passe sur l'or...

lundi 27 septembre 2010

State of the market: lueurs de brume et lumières éteintes

Le soleil se couche de plus en plus tôt et c'est de moins en moins clair quand on regarde de plus en plus près en avant. Tout (à part les grains et les titres énergétiques) a l'air prêt pour prendre une pause. Je sais pas s'il est entré ben de l'argent dans le marché ou dans l'or dernièrement mais les deux manquent un peu d'air (mélange trop riche, la pipe d'exhaust est ben noire, si vous voyez ce que je veux dire.) Perso, je me suis mis hold partout et je vais revoir très sérieusement cette opinion dans 2 semaines. Je vends pas et j'achète rien (à part l'énergie et les grains).

Si j'essaie de regarder un peu plus loin, je vois rien de bon pour l'or vers la fin octobre (commercial beurk et saisonnalité poche). Pour le marché, je vois que les nuages se dissiperont et le marché devrait faire pas si pire jusqu'en mars (si le CRB se calme le ponpon et que l'optimisme ne revient pas trop vite). Un GDP anémique et des ventes de Noël décevantes devraient garder l'optimisme au loin et le marché en mode haussier. Eh oui, le marché peut faire ça...

L'agro, lui, c'est autre chose. Les softs sont en feu, (le sucre est trop cher, un sell (encore) mais coton et café sont momentum fort. Des holds.) et les grains en breakout fort. Le blé est en momentum fort mais loin d'être un deal, tandis que soya et maïs sont très "pas cher". Des buys selon moi. Et quand le maïs est en buy, habituellement les titres d'agriculture sont en buy aussi. Mais si le marché est so-so comme maintenant, je sais pas s'il vaut mieux attendre. Je sais pas.

Sur ce, pour des raisons que j'expliquerai plus tard dans mon autobiographie non autorisé "Ma vie avec un deinonychus", bonsoir.

François