vendredi 28 juin 2013

State of the market: Sell-off sur l'or!

Les sell-off comme celui qui caractérise l'or depuis quelques jours, voire quelques semaines, c'est qu'il révèle la nature de certaines croyances ou perceptions en mettant cruellement au test la solidité des idées. Car soyez sûr d'une chose: si tous les détenteurs d'action aurifères sont victimes des pertes des indices aurifères, personne ne vit la chose de la même façon et personne n'en sortira dans la même condition - en dehors du mal de tête collectif.
On en entend des mûrs et des pas vertes ces temps-ci sur ce qui se passe. Mais une des plus inquiétantes questions est "est-ce que ça va finir à zéro?" (ou, j'imagine, un chiffre du même genre). D'abord, évidemment, les compagnies aurifères peuvent faire faillite et se délister pour des périodes de temps très grande. Mais une industrie ne peut faire faillite ou disparaitre. Au pire, elle se transforme (télégraphe->téléphone->télécom) mais elle ne fait pas faillite. Deuzio, le rendement des industries se ressemble à très long terme. Par exemple, entre 1920 et 2012, le DowJones avait un rendement moyen avant dividende de 5.0% annualisé, composé. Et le Barron's Gold Mining Index (BGMI, le plus vieil indice or aux States) avait exactement le même rendement ! À titre d'information, 1920 a été un sommet pour les titres d'or comparable à 1980. Ainsi, en achetant les titres d'or à leur plus cher niveau pré-1980, un goldeux trop enthousiaste (et ses descendants) ont réussis à faire le même rendement que le marché US!!! En fait, l'histoire démontre que l'industrie des titres d'or procure un rendement légèrement plus haut que les indices boursiers généraux (comme le SP500, Dow, TSX, etc...) sur le long terme. probablement à cause de la grande volatilité. En effet, selon la loi de l'efficience des marchés, plus un secteur est volatile, plus il est payant à long terme.
 Bien sûr, avec le temps, la disparité entre les 2 rendement varie beaucoup! En 1980, le rendement moyen long terme des actions aurifères était beaucoup plus élevé que celui des indices boursiers. Le ratio DowJones/BGMI était à 0.8, sa plus basse lecture EVER, battant l'extrême lecture de 1 de 1920. Et en 2000, le ratio a atteint 54, la plus haute lecture EVER! Lorsque la lecture est basse, les titre d'or sont très cher versus le DowJones et lorsque la lecture est très haute, ils sont un deal versus le marché.
Lors des grands bas que les titres d'or ont fait (1942, 1960, 1970, 1977, 1982 et 1993), le ratio a été de 6, 23, 8, 4, 4 et 7. La lecture d'aujourd'hui, qui s'établit à 23.1 consitue la plus basse évaluation des titres d'or versus le DowJones. Et comme le DowJones n'est pas surévalué comme en 2000, ça pourrait être le bas le plus important de l'histoire des titres d'or! Et juste avant la baisse, en 2011, le ratio était à 8.1! Certainement pas une bulle! Bien que violente, la baisse n'est qu'une correction.

En résumé, non seulement l'industrie des titres aurifères ne disparaitra pas, mais elle a un très grand bull market à faire pour rejoindre son rendement historique moyen de 5.3%/année. Et ce, même si elle devient illégale (1933-1968), toxique (?) ou inutile (1998-2008).

Une industrie, ça ne disparait pas.

PS: La dernière séquence nous parle aussi de l'importance de la diversification qui est, selon moi, l'obligation de rester les yeux ouverts et de courir toutes les bonnes idées. La diversification permet de passer à travers des moment comme celui-ci avec la capacité émotive de découvrir de la valeur dans un creux de bear market. Nous devons nous diversifier plus si les émotions nous empêchent de faire une moyenne à la baisse quand c'est le temps. La manière que chacun de nous gèrera le bas en dira très long sur la diversification nécessaire à notre profil émotif. Toutefois, il faut être clément avec nos capacités d'en prendre: plus un bas est important, plus il sera dur sur les nerfs.

Bon vendredi 

6 commentaires:

La ferme du loup a dit...

Très belle analyse, François101.

Indeed, une industrie ça ne disparait pas. Mais bonyenne que cette correction là est violente. :)

JP a dit...

Une industrie peut disparaître parce qu'elle est désuête. Prends par exemple les clubs vidéos qui sont tous en train de fermer.

L'industrie des allumeurs de réverbères est aussi disparue.

Mais je comprends ton point très bien face à l'industrie aurifère.

Anonyme a dit...

Je vous remercie pour votre article. Il est utile. Avez-vous des suggestions pour la faillite?

François Côté a dit...

Bonjour Mme Beaumont
J'ai pas vu votre commentaire, d'où le lag... Non je ne sais pas quelle fera faillite et n'ai pas de candidat. Les cies aurifères ont rarement des dettes, elles se financent à l'aide d'option et d'action.

Anonyme a dit...

Bonjour, la lecture de votre article m'a fait du bien. Je garderai donc ABX en espérant qu'il revienne au prix payé (37 $) oui oui, tres cher je l'avoue...et img a 6.25$.
Qu'en pensez-vous cher Monsieur Françcois? Merci bien pur votre temps consacré a nous éclaircir.

Anonyme a dit...

Bonjour, la lecture de votre article m'a fait du bien. Je garderai donc ABX en espérant qu'il revienne au prix payé (37 $) oui oui, tres cher je l'avoue...et img a 6.25$.
Qu'en pensez-vous cher Monsieur Françcois? Merci bien pur votre temps consacré a nous